Ce que l'on peut apprendre de Barack Obama

Comme beaucoup de personnes à travers le monde, j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt la cérémonie d'inauguration de Barack Obama le 20 janvier 2009. Pour beaucoup de gens, c'était un moment historique, un moment dont ils parleront pour des années à venir. Un jour, les gens diron t : « Je me souviens où j'étais quand Barack Obama a été nommé le 44e président des États-Unis. »
Bien que cela ait été un moment remarquable pour l'histoire américaine, il y a tout de même des éléments plus terre à terre de son discours d'inauguration, dont on peut tirer profit. En voici quelques uns :
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Le succès est un projet d'équipe : à moins que vous ne représentiez que vous-même, un discours est un travail d'équipe. Obama est un écrivain accompli, ayant déjà son palmarès deux livres à succès. Malgré ces qualifications, il a engagé un jeune prodige, Jon Favreau, pour écrire ses discours. Favreau a écrit la majorité du discours mais en se conformant aux idées avancées par Obama.
Trop souvent, je vois des gens trimer seuls sur un discours : recherche, écriture, création de la présentation PowerPoint, etc. Partagez une partie de ces tâches afin de vous concentrer sur la partie la plus importante : présenter un discours intéressant et efficace.
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La préparation est clé : Obama a travaillé pendant quatre mois sur son discours. Il n'a rien laissé au hasard... ou presque, comme nous verrons plus tard. Bien que cela ait été un travail de collaboration, en fin de compte c'est Obama qui décidait ce qui serait dit. Il a pratiqué et répété son discours bien souvent, probablement devant ses conseillers les plus proches et sa famille.
Je vois souvent des discours où l'on a la nette impression que la personne le présente pour la toute première fois. Beaucoup de gens pensent que s'ils travaillent assez longtemps à préparer un discours, ils n'ont pas besoin de le répéter à haute voix avant la présentation finale. Encore pire, certains se disent qu'ils peuvent improviser un discours. C'est une erreur dans les deux cas.
La répétition vous permet de surmonter plusieurs problèmes communs : parler trop ou trop peu, identifier les transitions boiteuses, contrôler l'anxiété et ainsi de suite. Il fut un temps où je croyais que de répéter un discours me donnerait un air de robot au moment de livrer le discours... jusqu'au jour où je l'ai essayé. Le résultat était fantastique : plus je travaillais sur le même discours, meilleur il devenait.
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Dites ce qui doit être dit : Flatter et se plier aux attentes de l'auditoire peut vous gagner de la sympathie, mais cela ne changera pas leur comportement. Un discours doit bénéficier l'auditoire, non l'orateur ou l'oratrice. Si vous ne dites que ce que l'auditoire veut entendre, c'est l'équivalent de leur donner une gentille petite tape dans le dos. Bien que ce soit utile par moments, c'est insuffisant si le but est de changer des attitudes et des comportements. Il faut faire un pas de plus.
Je soupçonne que beaucoup des centaines de milliers de personnes présentes à Washington D.C. ainsi que les millions d'autres qui regardaient via le Web ou la télévision, s'attendaient à un discours plus haut en couleur. C'était peut-être ce qu'elles voulaient entendre mais elles devaient entendre un message différent : responsabilité personnelle en ces temps difficiles, faire des sacrifices, travailler avec son prochain pour en sortir.
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Préparez-vous à l'imprévu : avec toute sa préparation, on s'attendrait à ce que la cérémonie se déroule sans faille pour Obama. Par contre, dans les premières secondes de la cérémonie d'assermentation, il y a eu cafouillage. Le juge en chef s'est trompé dans ses mots, ce qui a amené Obama à se tromper dans ses paroles au moment de prononcer son serment.
Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé mais voici mon interprétation : Obama a appris les mots par coeur et s'attendait à répéter les paroles du juge mot-à-mot. Mais lor
sque le juge s'est trompé, Obama a été pris de court et a oublié les paroles exactes. Dans ce cas, c'était trop bien appris par coeur.
Peu importe ce que vous planifiez et pratiquez, vous courez toujours le risque que quelque chose ne tourne pas rond. À ce moment, faites du mieux que vous le pouvez et poursuivez sur votre lancée. Comme dit mon mentor Alan Weiss : « Vous ne changerez pas le cours de la civilisation occidentale. » Bien sûr, ce n'est probablement pas le cas d'Obama ! Il a tout de même souri et continué à prêter serment.
Obama est un orateur hors-pair que la plupart d'entre nous ne pouvons que rêver d'égaler. À le voir parler (lui ou d'autres orateurs de sa trempe), nous pouvons soit être inspiré ou découragé.
Dans mon cas, j'ai choisi d'étudier et d'analyser ces grands orateurs, pas pour devenir comme eux, mais pour apprendre et comprendre ce qu'ils font de mieux afin d'agir comme eux et d'aider ceux qui le désirent.
Selon moi, c'est le coeur de l'apprentissage et de la croissance.
© 2009 Laurent Duperval, tous droits réservés
